Carnet de route

cantal'vent de face

Le 22/01/2021 par guiraudie guy

Nous étions cinq (Nico, Guillaume, Philippe, Manu et moi même) à partir su'l'Cantal ce week-end pour une rando à ski, avec une nuit prévue au gîte La Boudio (sur une idée de Nicolas) dans la vallée de la Santoire. Un départ des Chazes nous permet de chausser plus bas que ce que le Cantal nous avait habitué. Un cheminement bucolique à travers champs et bois, rendu plus aisé par la hauteur de neige pour le franchissement des clôtures et barbelés, nous mène jusqu'au col du Griou où le vent et la glace nous accueillent hostilement. Les deux conjugués nous ferons faire demi tour en montant au Griou. La longue traversée de là, jusqu'au col de Rombière se fera crampons aux pieds, la neige ayant était balayée et gelée par les successifs vents du nord. Au col, les manips de dépeautage et préparatifs à la descente sont rendus bien difficiles par les rafales qui nous gifflent et nous déséquilibrent ...hop un gant qui s'envole ! allant finir sa course sûrement dans les bois de Rombiere côté station ! Après les efforts vains de Nico pour le retrouver, et cherchant à échapper à la caillante et la soufflante nous descendons dans un large talweg où la neige déposée par les vents est bien plus douce à skier que ses flancs verglacés. Au buron de Rombière nous cassons la croûte, il est 14h. La montée au col de cabre est une formalité, là haut le vent nous rattrape, et les nuages chargés de neige arrivent nous prenant en étau dans ce duel météorologique. La descente, sur une neige très dure et une visibilité réduite, nous permet de tester l'efficacité des élastiques de nos chaussettes et les visières de nos masques. Tout le monde suit, nous longeons la rivière Santoire jusqu'au gîte, où il est bien temps d'arriver, le ciel est bien bouché maintenant et la neige tombe. Une soirée bien confortable avec une bière prise au comptoir (chose rare de nos jours !), une bonne douche chaude, un repas ravigorant avec une raclette maison, de riches discussions, une nuit récupérative et un petit déj copieux (que nous ne prenons qu'à table..) nous permettent de repartir skis aux pieds dès le lendemain. Il a plu une large partie de la nuit, nos espoir de skier de la neige fraîche s'envolent, par contre le ciel, dégagé ce matin nous rend optimiste pour la navigation, il persiste des nuages virevoltants au gré du vent encore présent. La montée au col est rendue scabreuse par la neige durcie avec la pluie de la nuit, et le vent au sommet rendra inconfortable toutes les manips (mais ça on commence à y être habitué !) . La descente pourtant sur neige dure nous surprend et ravit tout le monde. Repeautage plus bas, pour remonter au col du Griou, vers lequel nous tirons un azimut pour passer sur des pentes plutôt engagées où nous apercevons quatres raquettistes (!!!) funambules égarés sur ces pentes hostiles où la neige dure rend la traversée délicate. Ici certains préférent mettre les crampons pour plus de sécurité plutôt que de jouer les équilibristes sur nos frêles couteaux. Arrivés au col, 1h30 plus tard, ce vieil ami Eole nous accueille et ne tarit pas d'enthousiasme pour fêter notre rencontre, c'est couché sous ses assauts que nous faisons les dernières manips de dépeautage, Manu et Nico, les bricolos, aidant Guillaume pour l'assemblage du légo de son splitboard. Il nous a semblé y passer des plombes à ce col !Enfin nous nous dressons sur nos planches pour glisser vers la vacherie du Griou, où la tempête fait place au calme, de là une mise au point orientation, pour tirer au plus juste dans cette pente jonchée de clôtures et de bois. De belles clairières nous permettent d'avoir le champ libre et large, la neige poudreuse de la veille transformée en vilaine croûte par la pluie nocturne nous donne du fil à retordre (nos genoux), nos spatules clamants d'un seul coup chacune leur indépendance il faudra solliciter les quadriceps pour lutter contre cette mutinerie, seul le splitboard de Guillaume solidaire de son pilote  signe de beaux virages. La pensée de la neige fraîche foulée à la montée la veille, nous effleure l'esprit et sur un soupir nous reprenons la descente jusqu'à la route où, skis sur l'épaule, nous rejoignons la voiture non loin. Le temps de tout charger, d'ingurgiter rapidement nos casse-croûtes, après l'avoir cassé toute la descente (la croûte), nous prenons la route, ce soir à 18h couvre feu oblige nous devons tous être rentrés y compris Phillipe le cadurcien. Quand même, il y a longtemps qu'il n'y avait pas eu une telle plâtrée de neige sur ces massifs.

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