Carnet de route

Pic de Hourgade

Le 12/09/2020 par guiraudie guy
Le pic de Hourgade.... C'est vrai que depuis l'escapade sur les montagnes de Pichadères dans le Luchonnais à ski l'hiver dernier l'idée me titillait d' aller sur ce sommet, fier gardien de la vallée du Louron. Ne restait plus qu'à trouver un itinéraire atypique permettant de faire une belle "patate" dont le cheminement passerait en son sommet. Trouver un topo fut chose aisée, et la décision d'une date fût prise pour le week-end des 12 et 13 septembre. La météo plus que clémente, confirmera ce choix anticipé. C'est donc accompagné de Nico, Manu, Phillipe (H), Hélène et le garçon (moi-même !) que nous allons planter nos tentes sur le parking des granges d'Astau vers 23h10 pétante ! 7h00 du mat le réchaud chauffe déjà ce qui sera notre petit déj, et après un vif rangement nous partons pour le lac d'Espingo, via le lac d'Oô. Le temps est magnifiquement bleu, la rando agréable et les températures dignes d'un mois d'août. L'arrivée au cirque d'Espingo nous pousse naturellement, après la bonne idée d'Hélène, vers la terrasse du refuge du même nom où nous prenons un café, accompagné de crêpes pour certains. La carte en main nous faisons un azimut sur le val d'Arrouge, afin d'y débusquer la cabane du même nom qui sera notre gîte pour la nuit et d'y deviner l'itinéraire du lendemain. 1h30 plus tard, après un cheminement dans les herbes à la recherche d'une petite sente ou d'autres traces équivalentes nous arrivons à la dite cabane dans son écrin de montagne. La place y est suffisante pour nous cinq, et nous annexons le lieu en posant nos affaires ici et là. Le repas de midi, pris devant la succesion de décollage d'un groupe de paparentistes,euh de parapentistes , aura motivé la frénésie de certain(e), et il fallut à tout prix trouver un moyen de randonner dans l'après midi pour satisfaire la boulimie d'effort. Sur la carte un passage apparaît possible pour rejoindre le sommet du pic d'Espingo par des pentes herbeuses, nous nous la jouerons à la Vergé pour le tracé plutôt exotique de cette ascension. Le filling fût bon car de pentes herbeuses en pierrier, de petites escalades en cheminement d'arêtes nous arrivons au sommet du pic d'Espingo, bingo ! Le retour raide aura des conséquences douloureuses sur mes genoux ! Rafraîchissements pour certain dans les eaux fraîches du torrent en contre-bas de la cabane, étirements et discussions pour les autres sur les rochers alentour, l'après-midi se finie tranquillement. Les sempiternelles nouilles 3' feront notre repas dans des proportions digne des 1800 mètres de dénivelé de la journée . Le couchage s'organise, la mixité est de rigueur ! 5h45, 6 heures moins le quart en ancien francs ! Tout le monde se lève pour.... Bon, nous déjeunons, refaisons nos sacs pour remonter le val d'Arrouge jusqu'au col du même nom. Le sentier, cairné au départ, devient plus hasardeux au premier verrou, et c'est une pente bien raide dans les herbes qui nous mène au plateau supérieur, où les vestiges d'un glacier semblent se blottir dans l'ombre du rocher pour éviter les rayons de soleil destructeurs. Plus haut nous atteignons le col où un joli lac (sans nom) enserré de murailles nous accueille, tandis que le grand cairn du Hourgade nous épis du haut de ses 2964 mètres. Nous repérons le cheminement sur le pierrier, qui mène à la cheminée d'accès de l'arête sommitale. Le dénivelé se gagne rapidement et c'est sur le fil d'arête, jouant les équilibristes que nous arrivons devant le grand cairn visé plus bas. Deuxième halte gustative ! Ça creuse tout ça ! Le panorama est fantastique, un 360 nous permet de voir les hauts sommets des Pyrénées : du Vallier, en passant par les Posets, le massif du Mont-perdu, le grand Vignemale, le Néouvielle, l'Arbizon zouave de la vallée d'Aure, et le lac de Génos dans la vallée du Louron, la matière à discussion ne manque pas pour énumérer tous les pics qui se présentent. On a sûrement dû en rater ! La descente se fait par la crête du petit sommet voisin jusqu'au lac où nous nous rafraichissons ; certain(e) plus que d'autres. Maintenant c'est 1600 mètres de descentes qui nous attendent, et les douleurs dans les genoux qui reviennent. La descente par les lacs de Nère est très belle, avec toute cette panoplie de couleur on se croirait....en montagne! Humm, bon, nous suivons plus bas une sente taillée en balcon jusqu'au Couret d'Esquiery, point de bascule vers la vallée d'Oô. Ici gît le cadavre d'une vache sûrement victime d'une mauvaise chute, dont les vautours n'auront pas eu à se plaindre. Nous descendons dans ce large vallon d'Esquierry pour faire plus bas l'ultime halte dînatoire à l'ombre  d'une cabane pastorale juchée dans cet écrin de verdure. Là, pendant que nous mangeons, et alors que courret l'Esquiery, un vététiste et un gravel nous surprennent par leur apparition dans cette descente , le gravel donnant la forte impression du cycliste égaré ! Une demie heure plus tard et 500 mètres plus bas nous arrivons aux granges d'Astau avec ses parking bondés de voitures et de camping-car... Le retour en société nous oblige à remettre les masques pour accéder à la terrasse de l'auberge où nous nous installons pour boire nos bières et manger des crêpes, cerise sur le gâteau de cette belle rando..... bon dieu que c'était bien ! (une pensée pour Laure qui devait nous accompagner et dont nous avons mangé la part de crêpes). 

 

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