Carnet de route

prada et monfaucon 5 et 6 avril 2008

Le 12/04/2008 par

 

Le programme prévoyait de nous amener sur les pentes du Mont Vallier en Ariège; les conditions de neige pourrie dans ce secteur en a fait décider autrement, c'est dans le joli vallon d'Aulon que nous sommes allés traîner nos spatules. Grand bien nous en pris car ce fût un beau et bon week-end!

Samedi matin,Huit heures, aprés avoir passé la nuit au gîte de azet c'est ski sur le sac que Laurent, Philippe, Nicolas et moi-même démarrons depuis les granges de lurge en direction du pic Prada. Une fois sortie des bois, nous chaussons les skis sur un manteau neigeux plus homogène que plus bas. Deux coulées ralentissent notre progression, nous obligeant à jouer les équilibristes sur les blocs de neige dure, modelés par le glissement d'une ancienne neige lourde. Suite à cela, la montée se passe tranquillement au milieu d'un paysage enneigé, que nos yeux n'ont pas connu de tout l'hiver dans les pyrénées. La neige est d'une bonne texture, compacte,s'assouplissant au fur et à mesure que le soleil la réchauffe, laissant présager une bonne descente sur une neige de printemps. Quatres heures plus tard et 1300 mètres plus haut, les cafistes sont au sommet du pic Prada. Pic sans grande envergure mais qui offre une superbe vue sur la vallée du campana, et sur le reste de la chaîne où on aperçoit au loin le Balaïtous et autres Mont-perdu et Marboré. La descente prévue sur la vallée du campana pour rejoindre le refuge du même nom, se voit sérieusement compromise par le manque de neige sur le versant ouest du Portaras. Changemment de programme, nous redescendons à la cabane d'Auloueilh pour faire un autre sommet dans ce secteur le Dimanche (Arbizon ou Monfaucon). Tanpis pis pour les sacs lourds montés pour rien. Le pic prada offre en outre une descente ludique tout le long du vallon, où la neige, léchée par un soleil généreux, nous rend bien les efforts fournis à la montée. Les sourires et l'aisance de chacun de nous, ne laisse aucun doute quand à cette dernière remarque. La descente consommée et savourée, nous nous arrêtons à cette cabane où nous passerons la nuit. Il est 14h00, nous prennons possession de ses flancs pour lézarder au soleil. Une aprés midi à ne rien faire.........HMMM ! Vannes et autres railleries fuserons toute la soirée au sujet de sacs lourds montés si haut pour être finalement redescendu au même endroit. Ceux qui ont déjà passé une « nuit en cabane » savent de quels moments savoureux et conviviaux il s'agit, lorsque tous les ingrédients y sont réunis. Et ils y étaient!!!

Dimanche matin, le ciel étoilé laisse espérer une belle journée, du moins jusqu'à l'arrivée de la perturbation annoncée par météo france. C'est sur une neige durci par le regel nocturne que nous perdons 200 mètres d'altitude dans des conditions inconfortables. Chacun essayant d'éviter les pièges que sont les nombreuses traces d'anciens skieurs, devenus de véritable rails, rendant les skis incontrolables et faisant craindre la moindre chute sur ce sol en béton. Plus loin, à la cabane d'Espigous nous déposons du matériel pour alléger nos sacs et partir en direction du pic Monfaucon.

Nous montons progressivement, mais sûrement, sur la neige encore dure, et gagnons rapidement de l'altitude malgré un passage un peu chaotique à négocier. Vers 2400 m nous sommes au pied de la pente sommitale d'où nous apercevons le pic convoité quelques 300 m plus haut. A la vue de cela, je pense que la réparation de fortune sur mon couteau,cassé plus bas, ne devrait pas être efficace longtemps. Effectivement, la neige très dure rend la montée scabreuse et nous oblige à préférer les crampons déjà beaucoup plus confortables et sécurit. Le manque de neige sur l'arête fait dévier naturellement notre trajectoirequi dessine une ligne directe jusqu'au sommet. 2712 mêtres, sommet du monfaucon d'où on pourrait presque toucher son ainée, l'Arbizon, tant il paraît proche. A l'abri du vent , au milieu de rochers dénneigés, nous mangeons un bon casse croûte, carburant nécessaire à nos jambes qui seront sollicitées dans la descente, sur la neige encore durci qui ne transformera pas à cause du vent froid qui souffle. La dureté du manteau neigeux semble accentuer la pente et une chute là dedans serait difficilement enraillable, donc prudence, la godille se sera pour plus bas. Tout le monde descend sûrement en prennant bien appuie sur les carres, afin de prendre un minimun de vitesse. 300 m plus bas nous nous rejoignons en lançant un regard fier à la pente, et une fois nos chaussettes remontées nous continuons la descente sur un manteau neigeux devenu velours. Un terrain ludique s'offre à nous, pour profiter à pleine godille de cette ultime descente avant de rejoindre les bois d'où nous porterons les skis sur les sacs jusqu'à la voiture, non loin de là. Nous nous éternisons un peu sur le parking, avec toujours un regard vers ces sommets, histoire d'ancrer un peu plus dans nos mémoires ces deux belles randonnées. Mais déjà nous entendons l'appel d'une bonne biére, cerise sur le gateau d'un week-end d'ores et déjà réussi.


Guy Guiraudie







CLUB ALPIN FRANCAIS DE FIGEAC
OIS - MAISON DES SPORTS
RUE DE LA PINTRE
46100  FIGEAC
Contactez-nous
Tél. 05.65.34.00.28
Permanences :
mardi jeudi 18:30-21:00
Agenda