Carnet de route

cantal'moral

Sortie :  cantal 16 ou 17 mars du 16/03/2019

Le 20/03/2019 par GUIRAUDIE GUY

CANTAL'MORAL *

A la question reste-t'il de la neige sur le massif Cantalien ? La réponse est oui ! En ce samedi 16 Mars la question nous titillait et nous sommes partis nous rendre compte par nous-même. Après la longue douceur des températures il est étonnant qu'il en reste encore autant, bien sûr les versants Sud sont bien abimés, tandis que les versants Nord bénéficient encore d'une belle couche. C'est du pont de Bonnefous au dessus du grand tournant que Nico, Manu, Alain et moi-même chaussons les skis, enfin, après un léger portage d'une centaine de mètres, manière de trouver un enneigement continu. Nous montons directement à travers un bois épars pour ressortir plus haut sur le vallon qui descend des Fours, puis monter au col du même nom. Une grosse congère nous impose de déchausser pour finir les vingts derniers mètres à pied, et rechausser jusqu'au point haut des Fours de Peyreharse. Une belle descente nous attend jusqu'au plat de l'Impradine. La neige, dure au départ, devient transformée plus bas, nos spatules impriment des S sur la surface blanche et nos lèvres, des sourires sur nos visages. Mais ici les descentes sont éphémères, aussi nous faut-il remettre les peaux pour remonter au Puy Mary, j'opte pour sa voie normale. Puisqu'au col il n'y a Pas de Peyrol, nous continuons vers le sommet ski sur le sac par manque de neige, seul Nico gardera les skis aux pieds évoluant acrobatiquement de plaque de neige en plaque de glace, après quelques passage herbeux et...bétonneux ! Au sommet, et comme souvent constaté, il n'y a pas le petit vent qui nous accompagnait, nous cassons la croûte sur ce belvédère, il est midi. Seule la face Est est skiable et pour la rejoindre le portage s'impose, nous rechaussons les skis pour la deuxième descente. La face est bien transformée et il n'en faut pas plus, la pente est raide et il n'en faut pas plus ! En milieu de pente nous traversons une zone peu enneigée, là il n'en faut pas moins. Belle descente qui nous ramène quatre cents mètres plus bas, où nous re-peautons pour gravir le couloir de la Brèche de Roland, après quelques conversions sur neige dure je prends l'option sécurisante des crampons, tandis que les trois autres évoluent en ski, au sommet je ouï-dire que les crampons auraient été les bienvenus s'ils avaient garnis le fond de sac ! Des randonneurs raquetteurs/grimpeurs/désescaladeurs en pleine manip de corde sur les accès rocheux de la brèche ouvrent des escarbilles en nous voyant arriver de part là, et escarbillent encore plus grand leurs yeux quand ils nous voient redescendre par la même voie. Les dérapages de nos skis sur la neige dure laisse un écho dans ce couloir passé maintenant à l'ombre, échos qui doit remonter à l'oreille des raquetteurs au dessus tel le sifflement du cailloux jeté du haut d'un puits. Retour plus bas pour la troisième fois, et une énième manipulation des peaux qui commencent à être quelque peu mouillées. Remonter aux Fours de Peyreharse n'est qu'une formalité, et la descente jusqu'au bas du vallon de l'Impradine sous le col d'Eylac un pur régal, avec une neige portant bien son nom « de printemps », un relief ludique sur lequel les virages deviennent un jeu, chaque bosse exploitée pour une relance et le sous-bois se transforme en stade de slalom spécial, mais l'éphémérité est toujours là, à peine savourons nous l'effet mérité que déjà il nous faut re-peauter pour remonter quatre cents mètres plus haut et basculer au sud par un col proche de la brèche, du moins nous choisissons le plus enneigé, pour rejoindre la voiture. En pente Sud la neige est lourde, et c'est de langues de neige en petits névés que nous progressons, slalomant entre les touffes d'herbes pour regagner la route en dessous sur laquelle nous ferons la dernière poussette en pas du patineur jusqu'à ce que le goudron déneigé nous impose le portage et rejoindre le point de départ deux cents mètres plus loin. Après tant d'efforts la pause habituelle au café de Mandaille devient obligatoire. C'est devant des bières locales et une tarte aux myrtilles que nous savourons cette belle journée, qui se terminera en voiture animé d'un grand débat sur l'écologie et les mouvements sociaux en cours. Demain, si tous va bien, vtt ….

 

* titre soufflet par Nico GUY GUIRAUDIE

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