Carnet de route

Estaragne, Campbieil, Maubic

Le 17/05/2014 par guy guiraudie

Estaragne, Campbieil et Pic Maubic

Ce week-end l'Estaragne, le Campbieil et le pic Maubic était le théâtre de la fin de saison de ski de rando pour le CAF Figeac . Trois cafisteskieurderandonnée, Marc, Philippe N, et moi-même, avons donc jeté la tente trois secondes, juste derrière la voiture, sur le goudron de la route de cap de long à 00h30. Cinq heures plus tard, un truc sonne au niveau de mon oreille, hein, quoi, qu'es'que ? Ben c'est l'heure ! Nous plions nos affaires, et enfournons la tente 3'' dans la voiture, car si c'est 3'' seulement pour l'installer, la ranger les dépasse largement. Un petit dèj petit dans notre estomac, des sacs chargés de ski et nous marchons les deux bornes qui nous séparent du vallon d'Estaragne. Ici, à 2000m, nous chaussons les skis avec pour point de mire le bel Estaragne rosi par le soleil levant. La neige est béton. Plus loin, sur les pentes redressées les couteaux seront obligatoires et le resteront jusqu'au sommet. La trace est évidente, c'est une classique de fin de saison et plusieurs groupes de skieurs la suivent ou se préparent à le faire, ceux qui n'ont pas voulu opter pour les couteaux le regrettent déjà vu leur situation scabreuse. La neige est conséquente même après la grosse période de redoux, le soleil commence à transformer les pentes Est, tandis que nous poursuivons notre ascension. Il est 9h30, les 3006m du sommet nous accueillent. Le temps de manger un morceau et nous redescendons l'autre versant, ski sur le dos, jusqu'au col 150m plus bas. La neige est dure et vu la pente qui nous attend sous le Campbieil j'opte d'entrée pour les crampons, mes deux alcooliques, euh, acolytes font de même. Sans regrets sur le choix du matériel, nous arrivons au sommet du Campbieil (3173m), où un casse-croûte frugal nous attends avant de nous lancer dans la descente. La neige encore durcit par le vent de nord nous appelle à la prudence, et la pente nous rappelle rapidement à quoi servent les carres. Re-manip en bas pour remonter à l'Estaragne, et de ce sommet nous profitons vraiment d'une neige de printemps agréable à skier jusqu'au bas du vallon. Il est 12h30; petite pause en profitant du soleil . Avant de redescendre à la voiture nous cherchons un endroit où cacher nos skis et nos chaussures car demain matin nous repartirons du même endroit pour le pic Maubic. L'après-midi se passe au bord du lac d'Orédon entre bières , farniente, et visites, la location de pédalo n'étant pas encore ouverte !

Dans le duvet depuis 21h30 la veille, le réveil, à 5h30 ce dimanche matin, est beaucoup moins dur à gérer. Une heure après nous sommes à nouveau sur la route de Cap de long, sac au dos et baskets aux pieds pour aller récupérer nos planches et chaussures planqués plus haut la veille. Une fois nos godasses échangées, et nos skis chargés, nous marchons jusqu'à trouver la neige dés la première épingle sous le lac de Cap de long. Donc chaussage, et remonté jusqu'au lac puis nous longeons la rive droite avec ses parties parfois raides plongeant directement dans les eaux partiellement dégelées, mieux vaut ne pas dévisser ! Il est 8h00 et le soleil chauffe déjà, grosse transition avec la journée d'hier. Longer le lac par sa rive est bien plus rapide grâce à la neige, qu'emprunter le chemin d'été qui fait un bon détour, et après une demi heure de ski sans gagner un seul mètre de dénivelé nous arrivons au bas du vallon. Nous remettons les couteaux pour gravir un verrou encaissé et regagner plus haut des pentes plus douces à nouveau au soleil; il y fait chaud, la neige commence à transformer bien qu'il soit encore de bonne heure. Nous apercevons au-dessus de nous la pointe du pic Maubic, le cheminement paraît évident le long d'une croupe, mais sa longueur nous surprend, et , effet de la chaleur (?) il nous semble n'en jamais voir le bout . Le haut de l'arête neigeuse, qui paraissait beaucoup plus effilé vu du Campbieil la veille, nous oblige à faire plusieurs conversions. Arrivé en haut nous posons les skis pour faire à pied la vingtaine de mètres jusqu'au sommet. Écrasé par la masse rocheuse dominante du pic Long, ce sommet offre un beau belvédère aérien sur le cirque de Tourrat, devenu la voie normale du pic Long l'été, depuis la diminution du glacier de Pays Baché qui empêche l'accès à la cheminée. Contemplation, nutrition, discutions, récupération occupent la bonne demie heure passée assis sur les rares rochers, mais déjà des nuages obscurcissent le ciel sur l'Estaragne et le Campbieil. L'heure est venu de chausser pour la descente; la neige chauffé par le soleil est ''crémeuse'', agréable à skier. Sur cette pente soutenue, nos spatules taillent avec souplesse de larges courbes nous offrant la récompense à notre effort de monté. En bas du large talweg nous devons ''re-peauter'' pour remonter au col d'Estaragne 300m plus haut, et quel col ! Raide, en pierrier, où chaque pas fait crouler des cailloux fuyant, le genre de truc épuisant qui rend le chemin interminable. Au col, nous pouvons chausser directement et descendre dans le vallon d'Estaragne par un premier large couloir, suivi d'un plateau qui plonge sur un deuxième couloir plus raide et plus étroit. La neige manquante en son début, nous oblige à faire des grands écarts au dessus des cailloux arasant sur les dix premiers mètres, et enchainer rapidement une belle godille pour rejoindre le bas du vallon et l'itinéraire classique. Plus bas, un peu avant la route, nous récupérons nos chaussures de marche caché là plus tôt le matin, et continuer la glisse par des banquettes au-dessus de la route qui nous évitent quelques centaines de mètres de marche à pied. Le goudron rejoins, il nous reste à descendre à pied jusqu'à la voiture, et se jeter une dernière bière en front de lac au chalet refuge d'Orédon. C'était la dernière; le risque d'addiction est écarté !

GUY

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